Alors qu'hier nous apprenions que l'ouverture d'une enquête interne (voir
article) pour népotisme à l'encontre de Dominique Strauss-Khan, président du F.M.I, il a été possible aujourd'hui de lire qu'une seconde affaire concerne ce dernier.
Alors que certains médias ne s'intéressent qu'à une histoire digne de la vie privée (car sexuelle), ils en oublient - volontairement ? - le volet concernant le népotisme. Et pour cause, comme on
peut le constater très simplement le népotisme médiatique est légion. Il s'affiche d'ailleurs sans complexe. Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point les mass médias tentent, tous
sur la même ligne de déformation ou d'abstention, de faire concentrer le télespectateur ou auditeur sur ce seul détail privé sexuel. Dorénavant, il est même possible d'entendre ces derniers appeler
au sentiment patriotique du citoyen en expliquant que cette affaire est une attaque honteuse contre un représentant français. Rien que ça. Que ces braves gens se remémorent le principe d'Egalité
qui a guidé la révolution française, l'abolition des privilèges ainsi que l'Egalité de toutes et tous en ce qui concerne les emplois publics puis les emplois privés. Les fonctions et charges
patrimoniales doivent mourir.
Le volet essentiel reste donc le népotisme tel que son prédecésseur le pratiquait, M. Strauss-Khan aurait attribué un stage à une de
ses anciennes élèves également fille d'un couple d'amis des Strauss-Khan. Est-il logique de discriminer un citoyen puisqu'il y
a entente entre le recruteur et la famille du candidat si il a les qualités requises au regard du poste à pourvoir ? La réponse est non. Mais n'oublions pas, que la réciproque est vraie. Il n'y a
pas de droit à favoriser un citoyen pour un emploi ou même un stage à raison de relations. Cela relève du Code pénal, notamment pour les emplois publics, et du Code du travail voilà pourquoi une
enquête judiciaire, donc indépendante contrairement à une enquête interne, se doit d'être menée pour que vérité soit faite.
Concret demande donc l'ouverture immédiate d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris sur le fondement du Code pénal, en son titre des atteintes à la dignité humaine, pour que
vérité soit faite.