Deux présidents du F.M.I, deux accusations identiques. Il y a quelques temps (voir article du Figaro), Paul Wolfowitz
alors directeur du FMI fut accusé de népotisme. Loin de s'en défendre au final, il démissiona après avoir reconnu sa culpabilité et négocié son départ.
Le F.M.I est donc partit à la recherche d'un nouveau président plus fréquentable et plus "proche" du peuple puisque l'institution est une des plus critiquée par son manque d'humanité. Dominique
Strauss-Kahn, qui se dit socialiste, fut alors désigné avec l'appui du nouveau locataire de l'Elysée: Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui, le Wall Street Journal (1) nous apprend que le "socialiste" en question est sous le coup d'une enquête interne au F.M.I sous la même accusation de népotisme à l'égard d'une
ancienne économiste du F.M.I. L'enquête (qui peut difficilement être indépendante puisque interne) cherche à déterminer avant tout si le montant encaissé par cette dame lors de son départ n'est pas
excessif.
Si tel est le cas, il est tout à fait honteux de privilégier ses relations personnelles telle une monarchie absolue. Le patron du F.M.I ne doit donc pas faire l'objet d'une enquête interne, mais
bel et bien d'une enquête judiciaire et notamment, au regard du bloc de constitutionnalité et droit pénal français, par la police judiciaire française puisqu'il dispose de la nationalité
française.
Cette atteinte à l'Egalité, si elle venait à se confirmer, nécessite une condamnation politique et des poursuites dignent de ce nom devant une juridiction judiciaire pénale après enquête, digne de
ce nom également.